En musant…


En musant…

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la tête mais aussi les jambes

Nous ne sommes pas toujours juchés sur nos vélos, pédalant à perdre haleine. Et il aurait été bien dommage de ne pas faire des pauses prolongées à Cordoue puis Séville.

Cordoue: son vieux quartier juif se love autour de la mezquita, sa grande mosquée. Cordoue ce fut une des plus grandes villes de l’occident,vaste empire économique et culturel où  juifs, chrétiens et musulmans vivaient dans une certaine harmonie. Toute l’intelligencia européenne s’ y retrouvait pour débattre, échanger, enrichir et développer les connaissances. Quel a été notre émerveillement dans cette forêt de colonnes où les jeux de perspective et de lumière attirent et enchantent les yeux… dommage qu’à la suite de la reconquête les rois catholiques crurent judicieux de construire une cathédrale en plein milieu. La légende raconte qu’ au vu du résultat, ils eurent des regrets…Cordoue, c’est aussi tous ces patios frais, fleuris, où murmure toujours un filet d’eau, tout un art de vivre.

 

 

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Sėville: nous ne pouvons pas échapper à la cathėdrale, gigantesque, symbole de la victoire de la chrétienté sur l’islam., une des plus vastes au monde. A l’intérieur tout est demesuré, la hauteur, la largeur, l’ornementation, le décor. Nous sommes écrasės par toute cette lourdeur mais c’est normal, il y des tonnes d’or. Les chanoines n’ ont gardé que le minaret, la Giralda, à l’époque lui aussi monument le plus haut du monde. Curieux comme chaque religion essaie de construire plus haut , plus grand, plus  »beau ». Bien sûr nous avons admiré le travail des artisans qui ont peint, sculpté l’ébène de Cuba, martelé or et argent, taillé la pierre mais l’émotion n’ a pas été au rendez vous.

 

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Mais à Séville il y a l’Alcazar bâti sur un ancien palais musulman. Nous y sommes restés une journée entière: merveille et fascination. Différents styles s’y déploient, se mêlant harmonieusement. Place aux rêves, des siècles d’histoire inscrits dans ces murs…  Et les azulejos, ces petits carreaux de terre émaillés, j’en ai les yeux qui pétillent à les contempler! Sans oublier les jardins où nous passons du temps au frais, loin des bruits de la ville. L’Alcazar demeurera dans nos souvenirs.

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Il y aurai encore tant de choses à  vous conter mais le temps presse , demain nous prenons le train jusqu’à Jerez de la Frontera d’où nous repartirons dans la montagne.

 

 

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la plaine du Guadalquivir

Nous partîmes de Cordoue le dimanche. Quel plaisir de rouler au petit matin, dans les petites rues tortueuses et pavées, débarassées des touristes, le silence seulement troublé par le grincement des rideaux de fer des commerces qui s’ouvraient peu à peu.

Une fois la ville derrière nous, nous goûtions avec plaisir le doux vallonement des collines qui bordaient le fleuve, nous avions choisi le chemin des écoliers et appréciions un dėnivelė enfin assagi. La route était tranquille. La première journée nous vit traverser d’immenses étendues cultivées: maïs déjà ramassé ( mais nous avons observé des gens glaner les épis oubliés), orangers, mandariniers, figuiers. Le paysage semble aride mais partout des systèmes d’irrigation. Nous avons étė horrifiés des traitements chimiques utilisés : bidons abandonnés au bord des champs aux formules menaçantes, arbres fruitiers blanchâtres après traitement, même des pancartes plantées annonçant  » traité avec des produits nocifs », et aucune protection pour les paysans sur leur tracteur, nous le constations. D’ ailleurs la terre pue et semble morte. Difficile de s’acheter une orange ou une tomate dans une échoppe après cette vision d’horreur. Le soir venu, il fut difficile de trouver un coin tranquille pour bivouaquer. Il n’ y a pas d’endroit sauvage par ici, pas de bosquet , tout est barricadé.

 

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Au bout de 90 km, quelques eucalyptus sur la rive du fleuve nous offrirent enfin un repos bien mérité et il n’y avait pas de moustiques ( peut être étaient ils décimés par tout ce poison mais soyons honnêtes, ils ne nous ont pas manqué!)

Le lendemain les champs de coton ont remplacé les fruits. Nous pûmes observer le ramassage, trés mécanisé. Mais quel gaspillage, il reste plein de petites fleurs de coton sur les plates sans  compter toutes celles qui tombent lors des remplissages de camions.. Nous traversions peu de villages,  nous vîmes quelques fincas ou cortijos ( mot andalou pour ferme) luxueuses à l’abri de hauts murs , mais aussi des masures , le contraste est saisissant. L’arrivée à Séville fut tranquille, décidément nous avions choisi le bon itinéraire…

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l’olive,or de l’Andalousie

Finalement nous n’avons pas grimpé dans la sierra morada. Michel a consulté le GPS et a décrété: bivouac compliqué car pentes très pentues, j’ ai consulté la météo: ciel couvert, risque d’ondées, alors changement de cap! C’est ça qui est bien avec le vélo sacoches, la liberté de partir sur un autre chemin…

Alors pour nous et nos montures la direction a été Jaén, ville juchée ( nos mollets peuvent vous le dire) au milieu des oliviers.

Les champs d’oliviers, vous ne pouvez pas les rater, ils sont partout, il parait qu’il y en a des millions. En ce moment la récolte des olives qui débutera en décembre se prépare. Dans les champs les paysans taillent, brûlent, soufflent toutes les saletés et avec leur tracteur tracent de jolis ronds sous chaque arbre.

A Jaén nous avons visité un musée d’art populaire splendide ( petit détail: nous avons pu le faire de 19h à 21h, ici les musées sont ouverts jusqu’à 22h!). Ce musée est installé dans un palais de 7 étages construit par l’ex vice-roi du Pérou. Le sous sol abrite des bains arabes qui avaient été murés. Eh oui l’église après la reconquête les avait interdits : cachez cette nudité etc etc….beaucoup d’objets témoignant de toute la vie quotidienne en Andalousie. Mais le clou du musée c’est une salle réservée à l’art naïf dans le monde. A l’origine le legs d’un peintre Manuel Moral Mozas qui a commencé à peindre à 70 ans, à la retraite. Nous avons été éblouis par son travail et le reste de l’expo. Toute cette belle rénovation a été financé par l’Europe bien sûr comme la construction de l’auberge de jeunesse adjacente où nous avons dormi.

Nous sommes repartis de Jaén empruntant deux voies vertes succesives: la vía verde del aceite y la vía verde de la subbética. Elles suivent une ancienne voie de chemin de fer qui servait au transport de l’huile. Le dénivelé a été un peu plus doux, celà nous a reposé mais nous avons encore vu des oliviers! Et l’ huile dans tout ça? Eh bien nous nous sommes mis au régime andalou: au petit déjeuner: galettes à l’huile, à midi pain grillé arrosé d’huile et recouvert de tomates écrasées , de toute façon le pain n’est pas bon et il n’y a pas de yaourts!

Pour  ceux qui suivent: Ubeda, , Mancha Real, Jaén, Martos, Cabra, Castro del Rio, Cordoba ( entre ces deux dernières villes 35 km sans croiser ni se faire doubler par une seule voiture…).

Impossible de mettre des  photos, le wifi rame

 

 

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Pourquoi pas l’Andalousie?

Il ne vous a pas échappé que notre printemps a été pluvieux. Après un bout de voyage bien arrosé nous sommes rentrés et j’ai déclaré à Michel que pour moi, dorénavant, le cyclo camping, ce serait soleil, débardeur et sandalettes. Nous voilà donc envolés pour l’Andalousie, atterrissage Grenade. Nous avons pris l’avion et l’aventure a débuté à l’aéroport. Les conditions de sécurité se sont considérablement renforcées, fouille complète de notre bagage à mains, mais surprise j’avais oublié d’ enlever mon opinel, me voilà fichée, tant pis!

L’avion ne nous fait plus rêver, trop de complications, d’attente et de contraintes. Partir de la maison en vélos ( il y en a qui vont encore me signaler que l’on dit à vélos mais en espagnol c’est bien en bicicleta..), c’ est plus excitant et quel bonheur de descendre la côte, passer devant les voisins en agitant la main pour leur dire au revoir et être poursuivis par le chien qui est un vrai rantanplan.

Le jardin est nettoyé, le bois est coupé et la cheminée ramonée. Tout est en ordre. Nous allons partir à la découverte de cette belle province, je crois qu’il va y avoir de bonnes grimpettes mais les tapas, la cerveza et la sangria sauront nous remettre en forme et en selle.

Je vais répondre à une question souvent posée: le poids de nos bagages , 16 kg pour moi, 22 kg pour Michel plus les vélos.

PS: première journée à Grenade, remontage des vélos, trouver un endroit pour laisser housses et carton, trouver du gaz, des cartes, trouver un itinéraire pour quitter la ville ( nous voulions le faire en train mais en ce moment ils ne circulent pas pour cause de travaux!) , il fait beau, une agréable petite brise nous rafraichit dans les ruelles, nous sommes prêts à pédaler , la douceur de l’Andalousie saura apaiser les peines de l’été…1040871_1473777941813_11040856_1473671138399_1

 

 

 

 

 

 

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