En musant…


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la plaine du Guadalquivir

Nous partîmes de Cordoue le dimanche. Quel plaisir de rouler au petit matin, dans les petites rues tortueuses et pavées, débarassées des touristes, le silence seulement troublé par le grincement des rideaux de fer des commerces qui s’ouvraient peu à peu.

Une fois la ville derrière nous, nous goûtions avec plaisir le doux vallonement des collines qui bordaient le fleuve, nous avions choisi le chemin des écoliers et appréciions un dėnivelė enfin assagi. La route était tranquille. La première journée nous vit traverser d’immenses étendues cultivées: maïs déjà ramassé ( mais nous avons observé des gens glaner les épis oubliés), orangers, mandariniers, figuiers. Le paysage semble aride mais partout des systèmes d’irrigation. Nous avons étė horrifiés des traitements chimiques utilisés : bidons abandonnés au bord des champs aux formules menaçantes, arbres fruitiers blanchâtres après traitement, même des pancartes plantées annonçant  » traité avec des produits nocifs », et aucune protection pour les paysans sur leur tracteur, nous le constations. D’ ailleurs la terre pue et semble morte. Difficile de s’acheter une orange ou une tomate dans une échoppe après cette vision d’horreur. Le soir venu, il fut difficile de trouver un coin tranquille pour bivouaquer. Il n’ y a pas d’endroit sauvage par ici, pas de bosquet , tout est barricadé.

 

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Au bout de 90 km, quelques eucalyptus sur la rive du fleuve nous offrirent enfin un repos bien mérité et il n’y avait pas de moustiques ( peut être étaient ils décimés par tout ce poison mais soyons honnêtes, ils ne nous ont pas manqué!)

Le lendemain les champs de coton ont remplacé les fruits. Nous pûmes observer le ramassage, trés mécanisé. Mais quel gaspillage, il reste plein de petites fleurs de coton sur les plates sans  compter toutes celles qui tombent lors des remplissages de camions.. Nous traversions peu de villages,  nous vîmes quelques fincas ou cortijos ( mot andalou pour ferme) luxueuses à l’abri de hauts murs , mais aussi des masures , le contraste est saisissant. L’arrivée à Séville fut tranquille, décidément nous avions choisi le bon itinéraire…

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