En musant…


En musant…

Palerme

Nous arrivâmes à Palerme sous une averse, bien sûr à 16h30, heure de pointe comme partout.
Quelques mots sur la conduite des siciliens
Les amateurs de polar connaissent peut-être Montalbano, le commissaire dans les livres de Camilleri, auteur sicilien. Il dit:
« Les siciliens utilisent le code la route comme papier toilette ».
Ce n’est pas tout à fait la réalité. A la campagne et en montagne la conduite est bienveillante envers les cyclistes, pas de dépassement trop serré, un léger coup d’avertisseur pour prévenir…mais en ville, une fantaisie débridée se joue à chaque coin de rue. Les conducteurs ne respectent aucune règle: ni les feux, ni les stops, ni les priorités ils déboitent, doublent à droite, reculent, se garent n’importe où…et klaxonnent ..
Une fois que vous avez compris, vous gardez en permanence 3 doigts de chaque côté sur les freins, vous branchez le périscope sur le casque et surtout vous vous imposez. Et alors miracle,  » ça le fait »! Et personne ne vous regardera d’un air furibond. si vous conduisez à la sicilienne…
En fait les seules redoutables, ce sont les petites vespas, ces guêpes qui se faufilent partout et qui ne vous font pas de cadeaux.

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Nous avons vraiment aimé Palerme.
Elle a conservé de trés nombreuses traces et empreintes de son riche passé, au carrefour des civilisations entre Orient et Occident.
Ce n’est pas une ville musée, ce qui nous a enchanté.
C’est une ville vivante, au coeur palpitant. Dans les venelles , le linge tendu entre les balcons, les petits marchés témoignent que ses habitants , modestes, sont encore là et pas repoussés en périphérie.

n sûr, c’est une princesse déchue, les façades se lézardent, les balcons sont branlants, l’habitat y est sûrement souvent insalubre.

Mais le charme joue. Nous avons marché, flané , déambulé, découvrant des monuments en piteux état, des palais abandonnés, des églises
baroques, bysantines,à l’architecture chrétienne et musulmane, le marché de Ballaró où nous avons dégusté une part de « sfincione » pizza qu’on ne trouve qu’à Palerme faite avec une pâte levée deux fois , simplement garnie de tomate et de fromage, tellement moëlleuse, et bien sûr les nespoles, les fameuses nèfles!
Dans les petites ruelles les petits artisans sont encore là, ce qui fait le bonheur de Michel qui adore les regarder travailler!

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La visite du palazzo Mirto, qui parait il, n’est pas le plus fastueux, nous a fait mesurer l’opulence et la richesse dans laquelle vivait une famille aristocrate , celle des Filangeri, 38 pièces avec débauche d’oeuvres d’art, tapisserie, meubles rares, vaisselles de porcelaine , horloges, livres, lustres, chinoiserie, vielles calèches dans les écuries, tout cela peu entretenu et protégé.

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Nous avions envie de rester plus longtemps mais il y a encore du chemin à faire!


3 commentaires

  • CHANTAL Panisset GaLLY a écrit :

    Coucou les amis ,
    Merci pour les nouvelles …
    Palerme ressemble ,ces rues surtout , à La Valette ,capitale de Malte …
    En fait ,ce n’est pas si loin de la Sicile ….
    Bisous et bonne continuation .
    Cantal

  • Gerald ARONSSOHN a écrit :

    Ton recit ns evoque ces memes émotions , la même météo , et le même plaisir d’alternance:pedalage ….visites remarquables en effet …
    Ds l’élan qvez vs visité Monreal encore plus extraordinaire , a quelques km de Palerme :si non jespere quil est encore temps de le faire …..c’est ainsi qu’en se regalant de visites notre JP ( Marin ) prenait tant d’avance sur nous …..
    Bon vent ….JJany

  • Chantali a écrit :

    Grace à vous, on va encore inscrir un but de voyage d n’a nos agendas…. Michel doit se régaler à peindre…. Je vous Embrasse. Ici c’est l’été


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