En musant…


En musant…

Les Pouilles nous ont bottés

Et pourtant cela n’avait pas débuté sous de bonnes augures.
Nous arrivions au bout du bout du sud de l’Italie et notre première étape fut Alberobello.
Alberobello est la ville classée etc.. pour son extraordinaire concentration de trulli, célèbres constructions circulaires en pierres sèches , aux toits coniques d’où on verrait, sans surprise surgir trolls et farfadets..
Mais fuyez au plus vite, Alborello est aujourd’hui un immense bazar qui étale bimbeloterie chinoise, cartes postales, crème solaire, bars et restaurants aux menus soi disant typiques.
D’ailleurs nous y rencontrons nos premières japonaises qui adorent prendre des poses devant l’objectif.
Nos roues nous entrainent bien vite loin de cette agitation et nous musons sur des petites routes dans la vallée d’Itria. Et là c’est un enchantement. Nous naviguons entre les petits murs de pierre qui enserrent des oliviers centenaires, ça et là nous découvrons les petits trullis seuls ou en grappes, les masserias ces énormes fermes fortifiées où vivaient les grands propriétaires. Et nous apprécions de cheminer enfin dans la parfie de l’Italie la moins montagneuse, les mollets prennent un peu de repos.

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Les villes découvertes à l’intérieur des terres nous offent leurs façades dorées et blondes, leurs églises au décor baroque,toujours nombreuses, et trés fréquentées.

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Nous traversons aussi de nombreuses vignes et en profitons pour goûter le fameux vin negroamaro, Michel porte la bouteille.
Certains viticulteurs sembent avoir la folie des grandeurs , surprenant ce chateau en construction!

Nous profitons d’endroits de bivouacs sous les oliviers, en bordure de plage, tout est désert et fermé en cette saison.


Et puis on arrive au capo Santa Maria Leuca, là où les eaux de la mer ionienne se mêlent à celles de l’adriatique, là d’où partaient les pélerins pour Jérusalem, trait d’union entre Orient et Occident, là où les papes viennent prier pour la paix entre les peuples…

Nous longeons maintenant la côte est, magnifique, rocheuse , nous apercevons l’Albanie au détroit d’Otrente et finissons le voyage italien à Lecce.

Lecce et le baroque décliné à l’extrème. On apprécie ou pas mais on en prend plein les yeux.

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Demain nous roulons jusqu’à Brindisi pour prendre un ferry pour la Grèce.


4 commentaires

  • Chantali a écrit :

    Je ne connais pas et mesure à chaque lecture, l’étendue de mon ignorance. Merci de nous faire voyager. Ici nous voyageons entre soleil et pluie, fraises et radis ….. Et c’est aussi bien agréable. Je vous embrasse

  • Pauline a écrit :

    Pas mal, les mollets de la cyclote relax sur la côte ! Et je ne dirai rien de ses cuisses. Tu as dû faire quelques ravages dans les coeurs de ces pauvres Pouilleux ! 😉
    J’ai adoré votre belle découverte de l’Italie.
    Je me réjouis d’aller avec vous en Grèce.
    Bon vent !

  • Huguette Moreau a écrit :

    Enfin, nous vous retrouvons après l’impossibilité d’accès à votre blog. Enrichissant et alléchant. Quel plaisir de voyager avec vous à travers vos commentaires et vos photos.
    Nous allons suivre avec toujours autant d’intérêt la suite de votre périple en Grèce, pays où nous sommes allés plusieurs fois mais pas à vélo. Nous voyagions alors avec notre sac à dos en prenant les transports en commun.
    Bon voyage !
    Huguette

  • Jean-Yves a écrit :

    Quelles belles photos, cela ne m’étonne pas que vous ayez aimé les Pouilles. Nous y étions pour le ! décembre 2016 et il y avait plein de jeux de lumières sur les trullis, tout juste magnifique !
    Avez vous goûté à la « burrata » ? pas mal avec un petit verre de negroamaro…
    https://www.courrierinternational.com/article/2010/08/26/la-burrata-et-ses-soeurs
    Beau voyage de Lecce à Brindisi et belle traversée.
    Merci pour ces beaux récits,
    mille baci
    arrivederci


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