En musant…


En musant…

Kaliméra!

15 heures de traversée de Brindisi à Patras, la seule chose incongrue fut la compagnie d’un camion plein de vaches entassées comme des sardines ce qui nous rendit perplexes: pourquoi transbahuter ces mammifères des Pouilles ( alors que n’y avons presque pas vu de ruminants) jusqu’en Grèce et qu’allaient manger et boire ces pauvres bêtes, elles n’ont même pas été lâchées sur le pont pour prendre l’air, je pense que les défenseurs de la cause animale ont parfois raison…


Michel en profite pour compléter son carnet de voyage…

Un peu en vrac nos impressions lors des premiers tours de roues dans le Péloponèse.
Petite révision pour vous situer l’action. Le Péloponèse c’est cette espèce de grosse boule au Sud de la Grèce avec quelques pis ( encore une histoire de vaches!) péninsule qui est devenue une île à moins de 25m du continent lors du percement du canal de Corinthe.

Tout d’abord il fallut s’habituer et surtout essayer d’assimiler ce fichu alphabet, le B se prononce V, le P se prononce R, des signes cabalistiques qui me rappellent douloureusement les cours de physiqueu, remue méninges en perspective. Nous apprîmes vite quelques mots pour la survie et la politesse et nous révisons en pédalant. Mais plus question de lire le journal dans les bistrots…

Nouveau pays, nouvelles habitudes, nouvelles sensations.
Notre petit café matinal n’ a pas la même saveur, il s’est transformé en café grec qui est comme un café turc avec le marc au fond mais il ne faut pas le dire, les voisins turcs n’étant pas en odeur de sainteté…
La chaleur enfin là, nous incite à goûter le café frappé à commander en utilisant l’expression française, ouf!
Pas une femme dans les bistrots des villages, j’attire un peu l’attention.

Nous apprécions vraiment l’affabilité des grecs, qui nous saluent toute la journée: yassas! kaliméra. Les maisons sont trés fleuries, géraniums géants, bougainvillés cramoisis, iris, lauriers du rose au pourpre… les maisons sont souvent basses avec un auvent , un peu comme les fermes de la Bresse louhanaise.
Dans les jardins, les citronniers et orangers croulent sous les fruits.

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Un aveu à vous faire: nous nous vautrons dans un confort un peu onéreux mais tellement reposant. Après les bivouacs calabrais un sommaires et trop souvent humides nous fréquentons les campings grecs qui offrent le haut de gamme aux cycloyageurs: cuisine, pièce abritée avec table et bancs, frigos, eau chaude à volonté, nous n’avons jamais connu ça…et c’est souvent les pieds dans l’eau, le bruit des vagues nous berce toute la nuit. Certes notre guitoune est noyée au milieu des camping cars allemands, le bien être a parfois dew inconvénients!

Le gps et les pneus vtt nous sont bien utiles pour trouver petites routes et même pistes pour éviter la circulation. Les conducteurs grecs sont corrects et ne nous font pas trop peur et pourtant il y a un nombre incalculable de petits monuments funéraires sur les bas côtés.

Donc de Patras nous descendîmes la côte ouest, traversant d’abord des plaines cultivées de manière intensive, nous avons vu des dizaines de pakistanais ou afghans ramasser fraises et pastèques.

Avant d’arriver à Pylos nous fîmes un petit détour par Olympie.


Le stade qui pouvait accueillir 40000 spectateurs.


Le temple de zeus.

Au musée quelques oeuvres maîtresses


Les centaures ivres, essaient d’enlever les lapiths lors d’un mariage, les bougresses se défendent bien..
Ces sculptures ornaient un des frontons du temple de zeus.


Hermès de Praxitèle

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Niké , la victoire ( je ne sais si la célèbre marque sait comment ça se prononce en grec!!!).

Pour résumer tout va bien, on apprécie chaque journée, suivent quelques photos de belles plages dont une incroyable en forme de coquille saint jacques quasiment fermée, de jolies églises bysantines, des forteresses et parfois de drôles de monuments…

9

*

7
PS: nous sommes bien en Grèce..


5 commentaires

  • michelle taverdet a écrit :

    De Philippe Besson

    « Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées.C’est avancer en funambule
    au-dessus de précipices
    et savoir qu’il y a quelqu’un au bout
    qui dit d’une voix douce et calme
    avance, continue d’avancer,n’aie pas peur ,tu vas y arriver,
    je suis là »

    Je vous embrasse
    Michelle

  • Anne-Marie Vallet a écrit :

    bonjour, comme toujours ta description associée aux photos donne envie de partir. beau temps ici.Bises

  • Frederique TUPPIN a écrit :

    j’espère que vous aimerez la Grèce autant que nous l’aimons. Où que nous soyons dans le monde on se demande pourquoi nous ne sommes pas en Grèce, et ce depuis bientôt 40 ans. Profitez-en bien et surtout, ne buvez pas l’Ouzo avec de l’eau comme les touristes, mais sec !
    Amitiés de Corée

  • Pauline a écrit :

    J’adore votre photo du camping surplombant la mer. Elle est pleine de sérénité.
    J’aime bien aussi Hermès mais ne lui manquerait-il pas quelque chose ?
    Ça fait du bien de vous savoir dans le beau temps !
    C’est tellement déplaisant de rouler avec les aléas de la météo !
    Bon vent, bon soleil et bon voyage.

  • Pauline a écrit :

    Comme ça fait du bien de vous savoir avec le beau temps !
    C’est si déplaisant de rouler ave les aléas de la météo !
    Bon vent, bon soleil et bon séjour grec.


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