En musant…


En musant…

Nos pérégrinations transbalkaniques

Le voyage a pris un tour innatendu avec son lots d’incertitudes, de rebondissements mais aussi de coups de chance.
Pour résumer notre errance, ces quinze derniers jours…
Nous prîmes un ferry à Poros, laissant derrière nous le Péloponnèse pour rejoindre Athènes.


Pour les fans de géographie , en orange sur la carte, les endroits où nous nous sommes arrêtés.

Nous débarquiions au Pirée , je ne sais si vous vous souvenez ( enfin ceux de mon âge…) de la chanson interprétée par Melina Mercouri et reprise par Nana Mouskouri, je l’ ai réécoutée et ma fois l’ambiance n’y est plus, les volets qui claquent, les enfants qui jouent , nous n’en avons pas vus.
Le port est énorme, une partie a été vendu aux chinois, beaucoup de traffic à terre et sur mer.
Athènes, c’est moche. Tous les bâtiments sont dégradés, décrépis et tagués. Ici « le street art » ne nous a pas enthousiasmés.
Mais Athènes c’est l’Acropole, le Parthénon et des musées magnifiques, nous n’allions pas bouder notre plaisir de plonger dans l’histoire…


Les evzones sur la grande place qui veille jour et nuit sur la tombe du soldat inconnu. Leur ballet est ėtrange, trés trés lent et demande une concentration extrême.

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L’Acropole vue d’une petite colline


Le nouveau musée du Parthénon magnifique

Le temps passant à toute allure, il fallait avancer.
Nous avions prėvu de prendre un ferry pour gagner le nord de la Grèce. Nous avions bien noté que la traversée durait 24 heures. Nous trouvions que c’était bien long et avec notre naïveté de benets, nous pensions que peut-être le bateau s’arrêtait la nuit pour n’accoster qu’au petit matin!
Que nenni! Le ferry a naviguė d’īles en îles, allant même flirter avec les côtes turques. En fait c’était comme une une croisière mais un jour et une nuit ça nous a suffi.
Nous avons débarquė à Kalamata et pris la direction plein nord pour atteindre la frontière bulgare.
Nous nous arrêtâmes à Dramà où nous fûmes hébergės par Kostis.
Kostis tient un magasin de vélos. Il nous a conté toutes les difficultés que vivent les grecs aujourd’hui. Lui même vit d’une façon plus que modeste.
Passionné d’histoire , il nous fit visiter sa ville avec ses coins secrets.
Cette rencontre nous a émue et restera dans nos mémoires et nos coeurs.


Le premier endroit plat que l’on trouve en Grèce, sur la route de Dramà


Merci Kostis pour le temps que tu nous a consacré et pour ton humanitė

Notre projet était de passer franchir la frontière bulgare , d’y passer peu de temps et de nous diriger vers la Serbie en traversant la Macédoine en suivant un eurovélo en gestation, l’iron curtail trail qui suit l’ancien rideau de fer ( prenez vos atlas…)
Mais les dénivelės macédoniens prévus nous ont découragés, nous allions donc rester un peu plus longtemps en Bulgarie.
L’ambiance fut trés différente d’un coup. Nous quittions la Méditerrannée pour nous enfoncer dans Europe de l’est.
Un exemple: plus d’oranges, nous envons dégustées des kilos depuis notre arrivée en Sicile, vous franchissez un tunnel d’ un kilomètre et plus possible d’en acheter…


Frontière Grèce Bulgarie

La rėgion est bien jolie et nous rappelle notre Jura en un peu plus haut. Il y a encore de la neige sur les sommets du massif du Pirin, nous suivons des petites vallées, les rivières sont enflées d’ une eau tumultueuse.
Il faut dire qu’il y a de violents d’orages toutes les fins d’après – midi, nous apprenonss que le mois de juin est le plus pluvieux ici.
Mais les prix défiant toute concurence, nous n’avons pas planté la tente, les petits studios entre 12 et 18 euros nous ont apporté bien du rėconfort.


La neige sur les montagnes qui culminent å plus de 2000 mètres

Mais les péripéties se poursuivent.
Michel, pédalant bien fort, casse l’axe du pédalier du vėlo.
Il fallut pousser…
Par chance, nous ėtions à 3km de Blagoevgrad, où passait un train.
Ni une ni deux, nous embarquâmes pour Sofia où nous n’avions pas prévu d’aller, j’en gardai un souvenir trop mitigé d’il y a 28 ans.


Ca peut sembler compliqué mais sachez que les trains s’arrêtent de longues minutes dans les gares donc no stress

Finalement Sofia nous a charmé.
Nous avons logé chez Ayki qui s’est mis en 4 pour nous aider à trouver une solution de dépannage et qui a fait le traducteur.
Michel trouva son bonheur dans une petite échoppe bien mideste. La jeune femme mécanicienne, impressionnée par sa trousse å outils,voulait l’embaucher.


Pas de chance la boutique select qui vend du shimano est fermée


Ici il y a des vélos que nous trouverions en France à la poubelle

*
La mosquėe, l’appel à la prière se fait encore 5 fois par jour


La statue de Sofia emblème de la ville


7 commentaires

  • Florence et Yannick a écrit :

    Coucou les aventuriers ! On voit que malgré quelques petits desagrements, votre périple se passe bien. Nous avons testé un mois de voyage en van mais la météo en France est vraiment pourrie. Nous avions prévu d’aller en Grèce via Hongrie, Roumanie, Bulgarie. Est-ce votre trajet retour ? Amusez-vous bien et profitez un max ! Bises. Florence et Yannick

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  • Fichant a écrit :

    Voilà une vrai aventure, contée avec la verve enthousiaste de Regine .
    Le moustachu casse son axe de pédalier , prêt à tout pour essayer les train Bulgare , en pleine crise du statut dès cheminots français !!!
    Vous faites envie tout les deux !
    Les photos sont magnifiques.
    Belle histoire depuis votre départ !
    Je vous embrasse.
    Serge et Sophie

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  • Veloescargot a écrit :

    De la gaîté dans chaque petit texte, des drôleries, souvent, dans l’album photos…Alors ? On se retrouve au CAYLAR le 27 JUILLET ?!
    Véloescargot

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  • Huguette Moreau a écrit :

    Bonjour,

    Nous suivons votre périple ( grâce à l’Atlas comme tu le suggères). Nous voyons que vous faites face aux incertitudes et aux aléas du voyage, l’occasion pour vous de nouvelles rencontres chaleureuses. Le vélo réparé, vous voilà soulagés ! Et en route pour de nouvelles pédalées balkaniques !

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  • DOMINIQUE GAULT a écrit :

    profitez bien de vos pérégrinations et au plaisir de se revoir …

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  • Pauline a écrit :

    Coucou !
    Athènes, j’ai aimé car c’est là que j’ai rencontré des gens qui m’ont remotivee pour continuer mon voyage. J’avais traversé la Grèce profonde sans parler, sans âme qui vive et ça m’avait sapé le moral. Alors, Athènes, des rencontres…et ce fut reparti avec des demandes de visas et de l’enthousiasme.
    Amitiés cyclotes.

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  • michelle taverdet a écrit :

    Athènes avec Chantal Subtil il y a environ 30ans, c’était déjà moche et surtout trés sale.Je ne sais s’il y avait grève des éboueurs,car les trottoirs dégoulinaient d’ordures!!!
    Mais on avait passé qq jours sympas(j’avais pris la place de son amoureux de l’époque avec qui il y avait eu prise de tête!!!!) et loin de la ville, que du ravissement!!!Bisou…;;

    enfin chaleur….. eux!!!!

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